Mon festival Lumière 2013

Publié le par Franca

Mes films du Festival Lumière 2013 (du 14 au 20 octobre).

J'ai du faire un choix parmi les près de 200 films proposés. J'ai fait de belles découvertes avec des films de Fellini, Brusati, Rossellini, Bergman, Verneuil, Hal Ashby etc ... et j'ai revu "Il était une fois dans l'ouest" , film surprise de la dernière séance, avec la présence de Quentin Tarantino ! C'est merveilleux le cinéma ...

L'essence du cinéma, c'est de hurler la vérité, simplement et sans concessions.

Rainer Werner Fassbinder

Des Gens sans importance (1955) de Verneuil. Verneuil aimait les héros qui sortent de l'ordinaire et même les gens ordinaires. Gabin en chauffeur routier dans un film sur la routine de l'emploi, la solitude, l'espoir.

Le Doulos (1962) de Jean-Pierre Melville. Un polar Melvillien avec Belmondo, Piccoli, Reggiani, résolument noir et tragique.

Le Président (1960) d'Henri Verneuil et dialogues de Michel Audiard. Avec le discours d'anthologie d'Emile Beaufort (Jean Gabin) à l'Assemblée Nationale.

Shampoo (1975) de Hal Ashby, (l'oublié des années 70). Warren Beatty, liberté sexuelle et seventies forever dans une Amérique qui a perdu ses repères. Les mots y sont vides de sens et seul le langage de l'argent et du sexe subsiste.

Pane e cioccolata (1974) de Franco Brusati, avec Nino Manfredi. Film sur l'immigration italienne et sur la perte d'identité. Inédit, il a été restauré par la cinémathèque de Bologne (l'immagine ritrovata). Une belle découverte ! j'ai adoré ce film ...

Harold et Maude (1971) de Hal Ashby. J'ai adoré ce film des seventies qui oppose l'ennui et l'oisiveté de la jeunesse (Harold) à la spontanéité d'une octogénaire. Maude va lui enseigner la désobéissance, la musique, la poésie. Le film est accompagné par la superbe musique de Cat Stevens (Trouble).

If you want to be free, be free

Cat Stevens

Blackmail (1929) de Alfred Hitchcock. Grande révolution dans le cinéma, l'arrivée du parlant en 1929 ! "Chantage (Blackmail) semble parfois être un reportage sur Londres dans les années 1920. Les rues, l'ambiance, le métro, tout y est reconnaissable ... c'est çà aussi le cinéma"

Nos plus belles années (1973) de Sydney Pollack (The Way We Were). Avec Barbra Streisand et Robert Redford. Les déboires d'un couple où s'opposent les convictions politiques de Katie, militante communiste, et les compromissions de Hubbel, scénariste issu d'une classe aisée, qui n'a pas su résister aux sirènes de l'argent roi ...

La table aux crevés (1951) de Henri Verneuil avec Fernandel. Humour sardonique et images provençales. D'après le roman de Marcel Aymé ...

Et vogue le navire (1983) de Federico Fellini (E la nave va). A Naples en 1914, une foule élégante et hétéroclite (et un rhinocéros) embarque sur un paquebot pour une cérémonie funéraire. C'est un coup de génie du Maestro, en hommage au cinéma et à l'opéra ... Film tourné dans les célèbres studios Cinecittà à Rome. Magnifique !

Je disais que je voulais faire un film du même style que mes premiers films, il devrait donc être en noir et blanc, ou plutôt strié, avec des tâches d'humidité, comme une pièce de cinémathèque. Un faux en somme, et c'était justement cela qui me séduisait, parce que le véritable cinéma doit être ainsi"

Federico Fellini

Manille (1975) de Lino Brocka. Ligaya quitte sa campagne pour Manille, capitale des Philippines, espérant y trouver une vie meilleure. Elle se retrouve dans les griffes des ténèbres. La véritable traduction du titre est "Manille dans les griffes du néon", référence aux enseignes lumineuses dont les rues de la capitale philippine regorgent, ces lumières de néon qui, selon Brocka, "attirent les provinciaux comme des papillons de nuit viennent se brûler aux lampes".

L'Ami retrouvé (1988) de Jerry Schatzberg. Le film est présenté par Schatzberg. D'après le livre Fred Uhlman. "J'ai été remué, raconte le cinéaste, par cette histoire d'amitié où la découverte de l'autre abat les barrières ...). A cette époque (1932), le nazisme se répand en Allemagne. Hans est juif et Konrad est issu d'une famille aristocratique ...

Un Singe en hiver (1962) de Henri Verneuil. Gabin, Belmondo et dialogues Audiard. Ivresse et amitié. Le ministère de la santé tenta d'interdire le film, y voyant une apologie de l'alcool. Mais le sujet est ailleurs, dans l'histoire d'un homme, confronté à la vieillesse et qui retrouve ses rêves seulement quand il boit. Quentin (Gabin) boit pour voyager ...

« Mon épouse légitime c’est le théâtre mais ma maîtresse c’est le cinéma ».

Ingmar Bergman

Ingmar Bergman et Harriet Handerson dans le rôle de MonikaIngmar Bergman et Harriet Handerson dans le rôle de Monika

Ingmar Bergman et Harriet Handerson dans le rôle de Monika

Persona (1966) de Ingmar Bergman. Frontières poreuses entre deux femmes. Deux folies. Le film est articulé autour de la notion de dédoublement, des différents rôles que l'on endosse au cours d'une vie et de la difficulté à les assumer. Liv Ulman a un rôle quasi muet. Bibi Andersson fait tout le dialogue du film. C'est un film majeur de Bergman.

On a vu Persona, et il est allé soudainement plus loin que tous les autres. Voir ce film pour la première fois était si palpitant, et c'était terrifiant - çà disait: "Voyez cela! Que pouvez-vous dire maintenant sur les films et sur ce qu'ils peuvent faire?"

Martin Scorsese

Mon festival Lumière 2013
Mon festival Lumière 2013

Cent mille dollars au soleil (1963) de Henri Verneuil. Des dialogues ciselés par Audiard pour Belmondo, Lino Ventura, Blier. Camions et paysages du désert marocain, façon Laurence d'Arabie de David Lean ...

Rome, ville ouverte (1945). Roberto Rossellini ouvre la voie au néoréalisme avec cet hymne à la résistance italienne. Avec ce film, il trace le récit du combat contre le nazisme. Avec deux personnages emblématiques de la société italienne, un prêtre et un ingénieur communiste, Rossellini tend à réunifier l'Italie. Dans le néoréalisme le cinéma descend dans la rue.

Publié dans Mon cinéma

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